Dream Island, le 06/12/07
Ce matin des âmes grises ont essayé d'accoster sur mon île. Enfin, je crois qu'il s'agissait d'âmes grises. A travers mes jumelles elles avaient un comportement étrange. Elles semblaient sans
cesse sur le point de tomber, titubant à chaque pas, marchant gauchement dans des postures bizarres. Je les ai vues de loin s'emparer de barques au rivage de Memory Lake et se diriger lentement
vers moi en ramant péniblement. Après avoir entendu parler de contamination par Edgar, je n'ai pas voulu prendre le risque de voir ma magnifique île saccagée alors j'ai pris la seule décision qui
pouvait s'imposer avec un peu d'avance sur le calendrier prévu pour Widow Creek Evolution: j'ai largué les amarres et activer le bouclier de protection. Lentement Dream Island s'est élevée dans
les airs, s'arrachant aux eaux de Memory Lake tandis que les âmes grises tendaient des bras décharnés en sa direction. C'est avec soulagement que les ai vues rapetisser à mesure que l'île
s'élevait. La folie d'Edgar ne gagnera pas Dream Island. A moi les nouveaux horizons!
Publié dans : Dream Island
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Par Martin Livingstone
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Dans le radieux patio Pleins d'oiseaux et de fleurs Entre les marbres chauds Bat et saigne le coeur
Le salon resplendit De lustre de cristal De musique de cris Sur la houle du bal
Dans la salle d'eau fraîche Peuplées de paravents Corps et linges se sèchent Au doux soleil levant
J'aime à me promener Dans la riche splendeur A venir et passée Du château intérieur
Les escaliers s'envolent Vers le dôme étoilé Et les tapis s'immolent Au satin des souliers
Dans le jardin d'hiver Aux transparents alcools Voisinent rocking chairs Et ottomanes molles
Dans la bibliothèque Luisent tous les trésors Des anthropopithèques Des lointains astres morts
J'aime à me promener Dans la riche splendeur A venir et passée Du château intérieur
Dans la salle aux orgies Pleurent les chandeliers Sur les ventres polis Sur le feu des colliers
Le foutre et la sueur Baignent la soie des draps De brûlantes lueurs Mordorées niagaras
Tribades et bacchantes Collent fées et priappes Dans la fureur méchante De leurs danses en grappes
J'aime à me promener Dans la riche splendeur A venir et passée Du château intérieur
Dans la chambre d'amour Au lit rouge à colonnes Aux murs bleus singapour Un opéra résonne
La lumière ruiselle Comme un foyer de rires Et les encensoirs mêlent Le santal et la myrrhe
Dans le creuset de mort La conception fidèle Unit le fer et l'or Pour la vie éternelle
J'aime à me promener Dans la riche splendeur A venir et passée Du château intérieur
Dans la chambre aux tortures Le chrome et le nickel Attendent leur pâture D'anges et de mortels
Entre chair et éther Le supplice s'ordonne Rouge été noir hiver Enfer et ciel fusionnent
L'être peut-être vole Par delà l'injustice Dans l'azur sans idole Du jardin des délices
J'aime aller et venir Dans l'horrible splendeur Du meilleur et du pire Du château intérieur"